Asie / Thaïlande

Le doute

Enfin, on est partis. On est atterris. En fait, ça fait 14 jours qu’on est atterris. 14 jours seulement… On dirait que ça fait 2 mois…. Comme quoi le temps est relatif.

On est partis de New York pour atterrir à Bangkok, j’avais jamais vu New York, ni Bangkok (oui, oui, copyright Daniel Lavoie). Après 25 heures, avec une petite escale à Moscou de 7 heures (on volait avec une compagnie aérienne russe), on est arrivés dans le trafic de Bangkok sous un ciel gris et pluvieux. Trois heures d’autoroute poche plus tard, on n’a même pas tenté de combattre le décalage horaire et on a été dormir.

Finalement, on s’est réveillés le lendemain pour découvrir Bangkok. Bangkok, une ville qui ne dort pas, une ville qui vibre, une ville démente. Bangkok est intense. Tout le monde y trouve son compte. La bouffe de rue est un incontournable. Plusieurs visages se cachent sous Bangkok, la ville le jour est différente de celle le soir. Les nombreux quartiers de Bangkok nous offrent un excellent dépaysement, mais nous offrent parfois aussi l’Amérique. La fameuse Kao San Road, rue des backpackers, ce n’est pas Bangkok! La musique techno forte, les étrangers saouls et les vendeurs de chandails de bières, c’est ça Kao San Road. C’est sympathique pendant 3 minutes, mais disons que Bangkok a mieux à offrir. Rambuttri Road c’est déjà un meilleur choix; l’atmosphère est décontractée, la bouffe de rue est excellente, l’ambiance est bon enfant. Allez voir les rues autour, allez vous perdre dans les Soi (Soi désigne les petites ruelles). Sortez, allez voir le quartier Asok qui flirte avec le Skytrain, qui est envahi par les kiosques de faussaires (réplique de vêtements griffés, de sacoches) et des vendeurs de sex toys, où les étrangers occidentaux établis, les femmes voilées musulmanes et les Thaïs se côtoient tous les jours. Allez voir le Chinatown, où vous vivrez un peu de Chine. Arrêtez au parc Lumphini, un parc qui ferait rougir le parc Laurier (ouf, ça été dur d’écrire cette phrase-là, mon beau parc Laurier sur le Plateau). Prenez le Skytrain et le métro, vous allez en sortir avec un complexe d’infériorité, car vous allez comparer leur systèeme de transport en commun avec celui de Montréal, et ça va sonner plus « métro de Mourial » que « métro de Montréal » dans votre tête…

Bangkok, c’est une ville « à vivre » une fois dans sa vie!

Et là, on a eu besoin de plage, de soleil, de mer bleue. On s’est dirigé vers Ko Samet (l’île Samet), une petite île dans le Golfe de la Thaïlande. Assez simple comme concept : on a profité de la plage, du soleil et de la mer bleue. Les Ko Sametois… heu… les Ko Sametais… les Ko Sametiens… les Thaïs insulaires de Ko Samet sont incroyablement sympathiques. Je vous entends déjà me dire : « Comment tu peux savoir ça, tu parles même pas le thaï? » Et je vous réponds de plein gré : « Seulement avec leurs sourires et leurs efforts pour nous faire comprendre avec des gestes, on sait que ce sont de bonnes personnes et ça les rend sympathiques. » Et vlan! In your face, les lecteurs sceptiques!

Mais un jour, ces belles plages, ce soleil et cette mer bleue disparaissent pour laisser place à la neige…. Ha non, c’est vrai, c’était au Québec ça… Je recommence : Mais un jour, on doit continuer notre périple et découvrir le pays, on dit au revoir à la plage et à la mer bleue, car on va seulement les revoir dans 2 mois au Cambodge (je sais, je vous entends encore, vous vous dites que c’est inhumain d’attendre si longtemps pour revoir la plage, le soleil et la mer bleue… Ha non, c’est pas ça que vous dites…. Haaaa, on fait ch***!!!).

Prochaine destination : le nord de la Thaïlande! On part de Bangkok jusqu’à Chiang Mai, on arrête à Ayutthaya, ancienne capitale du Siam, ensuite Lopburi, ville des singes, et Sukkothai, ville de ruines.

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Le doute

On a tout quitté, on a laissé une bonne job, on a lâché notre superbe appartement sur le Plateau en avant du parc Laurier, on a vendu notre voiture qui nous a amenés jusqu’à Natashquan, on a prêté nos deux chats à ma sœur, on a laissé nos amis et nos familles, pour partir à l’aventure pendant 1 an et demi. Je vais vous dire franchement que dans l’avion entre Moscou et Bangkok, le doute, le fameux doute est arrivé comme ça, parce qu’il ne s’était pas encore présenté. Il est arrivé comme ça, sans rendez-vous. Et il nous a dit : « Comme ça, vous avez tout quitté… Pourquoi déjà? » Ouin, pourquoi déjà?

Le doute nous a suivis pendant 11 jours, de Bangkok à Ko Samet. On comparait la Thaïlande avec l’Amérique Centrale sans cesse. Même si la langue est difficile, notre arrivée en Thaïlande a été beaucoup plus facile que celle au Honduras. C’est ici qu’on s’est rendu compte que le Honduras est un pays assez dur. 1 an et demi plus tard, mieux vaut tard que jamais…

Le doute nous a fait comparer et il nous empêchait de nous ouvrir les yeux, et d’apprécier la Thaïlande à sa juste valeur. Mais après nous être bien reposé à Ko Samet, nous être remis du décalage horaire comme du monde, avoir absorbé les nombreuses émotions que nous avions vécues durant le mois de septembre (organisation, stress, vente de voiture, location d’appartement) et pendant les 2 premières semaines d’octobre (laisser nos jobs, déménager, laisser nos amis et nos familles, etc.), on était d’attaque pour affronter le doute.

On s’est assis dans le bus pour Bangkok, le doute est resté dehors, c’est la liberté qui a pris sa place!

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