Asie / Malaisie / Singapour

On profite de la ville™!

Connaissez-vous mon ami Jim? Jim, c’est un gars qui adore « profiter de la ville™ ». Dans la vie, certaines personnes ont des phrases fétiches. Lui, c’est « On profite de la ville™! » La fin de semaine, quand nous habitions dans notre royaume du Plateau-Le-Centre-De-L’Univers-Mais-Pas-Dans-Le-Coin-Des-Hipsters-Du-Mile-End-Comme-Mon-Chum-Hugo, ce n’était pas rare de recevoir un texto disant : « Hey, on profite de la ville™, ça vous tente-tu de faire ça avec nous autres? ». Il est toujours willing pour aller manger un sandwich à la baloney au Wilensky ou bien pour faire une partie de pétanque commanditée par la bière Pabst dans le Parc Laurier. « Profiter de la ville™», c’est devenu une expression routinière, presqu’un running gag entre nous. C’est son « trademark »!

Jean-D vs Singapour

Jean-D vs Singapour

Pis depuis qu’on a quitté l’Indonésie, on s’est retrouvés dans 2 méga-villes du futur, Singapour et Kuala Lumpur. Donc, le but de notre visite dans ces 2 cités, c’était de « profiter de la ville™ ».  On a erré dans les 2 villes, à essayer de trouver le plus beau, le plus cute et le meilleur café de la place. On essayait de trouver le meilleur happy hour. On tentait de trouver les quartiers les plus intéressants, les plus artistiques, les plus cools de l’heure. On cherchait des parcs pour faire un pique-nique ou faire une sieste. On cherchait les boutiques agréables.  En résumé, on mangeait, on buvait, on magasinait. Comme on le faisait si bien à Montréal. On profitait de la ville™, comme les Singapouriens et comme les Kuala Lumpuriens savent si bien le faire. (On s’entend-tu pour dire que Kuala Lumpuriens, ça sonne comme une petit marsupial super cute avec des grands yeux pis quand tu les flatte, ils ronronnent, non? « C’est quoi tes animaux préférés? » « Le chat, la chèvre, le cochon d’Inde, et le kuala lumpurien »)

Notre séjour à Singapour a été presqu’un coït interrompu. On y a passé seulement 3 jours. Le problème à Singapour, c’est que la vie coûte cher. Pas plus cher qu’au Québec, mais pas mal plus cher qu’ailleurs en Asie (on a dû augmenter notre budget de 100% par jour), on a dû se calmer un peu dans notre « profitage de ville™ ». Se serrer la ceinture un p’tit brin. Payer 50$ la nuit pour un hôtel poche avec salle de bain partagée, c’est assez plate. Surtout qu’ailleurs en Asie à ce prix, tu as un palace avec des serveurs qui te font du vent avec des feuilles de palmier et du lait chèvre en guise d’eau pour prendre ton bain. Heureusement, nous étions dans le quartier Indien, et la bouffe du coin était pas cher et remplie de pain naan et de chapati et de thé tarik et de aloo gobi et de paneer butter masala… ok, ok j’arrête. Mais maudit que j’aime la bouffe indienne!

Singapour est une ville assez étrange dans cette partie du monde. C’est comme l’Amérique en Asie. Les rues sont larges, elles sont droites. La ville est propre. Les transports en commun sont modernes. Le centre-ville financier voit des buildings pousser comme des champignons. Les Starbucks envahissent les tours à bureau. Les gros restaurants sont partout. Ce n’est pas rare de voir une Lamborghini dans les rues. Mais c’est très rare de voir Mario Pelchat faire une gigue dans les rues. Et heureusement, Singapour propose plusieurs activités gratuites pour les (pauvres) voyageurs de notre trempe. Comme un spectacle son et lumière avec des arbres extra-terrestres qui sortent directement du film Avatar.

Les arbres extra-terrestres de Garden by the Bay

Les arbres extra-terrestres de Garden by the Bay

Ce qui est bien aussi, c’est que c’est impossible de s’y perdre. Impossible! Tout est indiqué. Tu passes pas ton temps à checker une carte de la ville. Même dans le métro, c’est de la fiction de se tromper. C’est incroyable! En tout cas, en terrain asiatique, c’est incroyable! Denis Coderre a pas mal de croûtes à manger… Et beaucoup de lois à imposer aux citoyens. Car à Singapour, c’est le royaume des amendes salées; il y a des contraventions pour tout, donc la ville est droite, les citoyens marchent droit, et les lois sont de droite. Par exemple, si tu te fais prendre à mâcher de la gomme en public, ça va te coûter 500 $. Si tu bois de l’eau dans le métro aussi. Si tu jettes un papier ou un mégot par terre, c’est 300 $. Si tu traverses la rue ailleurs qu’aux intersections, tu devras débourser 20 $ sur-le-champ! Paraît-il que ce ne sont pas seulement des menaces et que les policiers sortent régulièrement leurs carnets d’amendes. On a préféré ne pas les tester!

Après 10 mois de choses toutes croches, arriver à Singapour a été très rafraîchissant. Être Singapourien, c’est une manière de vivre, comme être New Yorkais, Montréalais ou Parisien, ça se ressent. Mais tout ça nous a donné un petit mal de pays qu’on a heureusement réussi à combattre. Car oui, la propreté, la modernité et le calme c’est cool, mais le chaos et le tout croche apportent leur lot de charme aussi. On s’est habitués à ça. Ça donne beaucoup de substance à un lieu. Mais bon, on a 2 semaines avant le Sri Lanka pour avoir comme  activité principale de « profiter de la ville™ », alors on s’est dit qu’on allait prendre ce que Singapour et Kuala Lumpur ont à nous offrir.

À Singapour, on est également allés visiter le zoo. Un des plus beaux zoos au monde selon… heu… les connaisseurs de zoos!??!!? (Ça existe des connaisseurs de zoo? A googler…) En tout cas, c’est vrai qu’il était cool, le zoo. Certains animaux se promènent en liberté, donc ce n’est pas étrange de rencontrer 3 lémurs qui marchent à tes côtés. Ou d’être à 2 pouces de la face d’une énorme chauve-souris. Ou bien d’avoir une clôture en petit bois de chauffage entre toi et 2 rhinocéros. Ou de nourrir Éric Salvail. Ou bien d’assister à une séance d’échange de fluide de tortues géantes dans les premières loges.

Après 3 jours, et avoir doublé (triplé?) notre budget quotidien, on s’est dit : « Bon ben, retournons à KL. » Revenir à Kuala Lumpur, c’est (comme) revenir (un peu) à la maison. On a mis la carte de la ville de côté, on a laissé le kodak à maison. On a visité pas mal les attraits touristiques qu’on avait à voir lors de notre premier séjour en mai dernier. Kuala Lumpur doit être une des villes (du futur) les moins chers de l’Asie. Comparé à Singapour en tout cas. Faque là, on a vraiment « profité de la ville™. » En plus qu’on la connait déjà, on connait nos spots préférés, nos cafés préférés. Ça faisait du bien de revenir en terrain connu. Ce sentiment était une première en 10 mois.  Pas d’autobus à prendre, pas de vendeurs qui t’achalent. Juste la ville. Maudit qu’on est ben à KL!

On a appris à prendre ce que KL a à nous offrir, c’est-à-dire les mégas centres d’achats. On n’a pas vraiment le choix, il y a juste ça. KL, c’est comme un gros Carrefour Laval en pleine ville. Certains sont quand même agréables, avec des « rues » de restaurants qui sont presque à ciel ouvert. Je sais qu’à mon retour au Québec, je vais éviter le Ikea, les Promenades St-Bruno, le Marché Central et compagnie, mais ici, c’est le lifestyle asiatique moderne, quoi!

Et après avoir fêté ma fête à deux reprises en France et à deux reprises à la Boîte à Marius (Wout! Wout!), j’ai eu la chance de célébrer mes 32 ans à Kuala Lumpur en Malaisie. Certains d’entre vous doivent se dire : « Messemble que si j’étais à l’autre bout du monde à ma fête, je ferais surement quelque chose de spécial comme passer ma soirée à regarder deux tortues géantes qui se touchent. » Mais pour moi, après 10 mois de tout et n’importe quoi, j’avais juste envie de boire une pinte de Guinness. Juste ça! Ha mon dieu quelle était bonne!

C’est ça, profiter de la ville™!

Le "gâteau de fête" de Jean-D, une pinte de Guinness bien froide!

Le « gâteau de fête » de Jean-D, une pinte de Guinness bien froide!

 

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